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Extraits du texte de J.Soligny Déifié de son vivant par la presse qui, depuis quatre décennies, capitule à son évidence, adoré par un public qui ne se déplace plus qu'en masse pour le voir, encore une fois, arpenter et faire vibrer des scènes qui n'en demandaient pas tant, parrain, presque malgré lui, de courants alternatifs qu'il a luimême décapités, d'un coup de dents, à chaque renaissance, Iggy Pop est mieux qu'un artiste sur la brèche. Il est la brèche.Depuis Préliminaires , on sait qu'Iggy peut s'exprimer autrement qu'en rugissant sur des guitares en pluie d'échardes, qu'en faisant hurler la poudre. Il suffit que l'envie lui en prenne. Il s'assagirait ?Lui ? Ses rares détracteurs n'ont même pas le droit d'y croire.Uniquement dictée par ses aspirations artistiques, intactes, et mû par un besoin vital d'aller à l'essentiel, sa ligne de conduite l'a mené à enregistrer, sous influence française, artistique et de coeur, la dizaine de chansons de cet Après qui rime avec son présent.Après mérite de résonner, haut et fort, et donc autrement. D'une voix aussi belle que grave, et qui remue les tripes, Iggy Pop s'accapare ces classiques, les taille à sa dimension et garantit le frisson. Il aurait enterré sa hache de guerre ? Rien n'est moins sûr. Il y a dans l'élégance de ces arrangements qui ne trahissent pas, et catapultent les chansons vers l'essentiel, une conviction plus dangereuse que n'importe quelle arme.La carrière d'Iggy Pop est une déboulade. En wagonnet incontrôlable sur un roller coaster. Pourtant, avec les Stooges - le seul groupe de rock du XXe siècle qu'on peut légitimement qualifier de séminal - ou en solo, avec ou sans filet, il n'a jamais dévié d'un souffle de sa course, parfois moins folle qu'elle y paraissait, mais toujours haletante. Et surtout, naturelle. Boostée à l'instinct de (sur)vie. Iggy Pop n'a jamais rien prévu longtemps à l'avance, est incapable de se projeter dans l'avenir. Il ne s'est pas non plus laissé marcher dessus et encore moins marketé par en dessous. Les labels traditionnels qui les ont exploités, lui et son filon orange, en savent quelque chose. Iggy s'est laissé porter par son propre courant, écrivant son histoire en balisant la nôtre.Déifié de son vivant par la presse qui, depuis quatre décennies, capitule à son évidence, adoré par un public qui ne se déplace plus qu'en masse pour le voir, encore une fois, arpenter et faire vibrer des scènes qui n'en demandaient pas tant, parrain, presque malgré lui, de courants alternatifs qu'il a lui-même décapités, d'un coup de dents, à chaque renaissance, Iggy Pop est mieux qu'un artiste sur la brèche. Il est la brèche.Depuis Préliminaires publié en 2009, écho différé du fameux Avenue B enregistré dix ans plus tôt, et encore plus lointain, de Turn Blue sur le mythique Lust for Life on sait qu'Iggy peut s'exprimer autrement qu'en rugissant sur des guitares en pluie d'échardes, qu'en faisant hurler la poudre. Il suffit que l'envie lui en prenne. Il s'assagirait ? Lui ? Ses rares détracteurs n'ont même pas le droit d'y croire.En 2012, s'il tempère à ses heures (Iggy sera aussi sur les planches avec les Stooges cet été), c'est que son tempérament lui impose.Uniquement dictée par ses aspirations artistiques, intactes, et mû par un besoin vital d'aller à l'essentiel, sa ligne de conduite l'a mené à enregistrer, sous influence française, artistique et de coeur, la dizaine de chansons de cet Après qui rime avec son présent. Quelque part, l'album ressemble à ce que Jim Osterberg, aujourd'hui, est à la ville. Un homme presque anonyme qui a payé plus que son dû pour savoir que la plénitude en passe par une forme noble de sérénité. Celle que la vue d'un ruisseau, d'une plante qui pousse à son rythme, la lecture d'un bon livre ou la dégustation d'un vin rare confère au sage. Le propos n'est pas de savoir si l'Iggy Pop d' Après est rock : demander serait lui faire injure. Avec ces reprises de La vie en rose, Everybody's Talking, Syracuse, Michelle ou Et si tu n'existais pas Iggy n'essaie pas de prouver quoi que ce soit. Il oriente simplement vers la lumière l'autre face de sa personnalité, et laisse aux autres le choix de deviner laquelle est la plus sombre. Loin des rythmes sauvages, et à fleur de sentiments qu'il a choisi d'exprimer autrement. De même, Après ne va pas emprunter le chemin traditionnel pour toucher le public. Iggy Pop sait que les réponses aux questions que posent les vrais artistes, ces Mohicans modernes, ne viendront plus des maisons de disques. Internet change le monde. Autant l'utiliser. Après mérite de résonner, haut et fort, et donc autrement. D'une voix aussi belle que grave, et qui remue les tripes, Iggy Pop s'accapare ces classiques, les taille à sa dimension et garantit le frisson. Il aurait enterré sa hache de guerre ? Rien n'est moins sûr. Il y a dans l'élégance de ces arrangements qui ne trahissent pas, et catapultent les chansons vers l'essentiel, une conviction plus dangereuse que n'importe quelle arme. Le choix des titres, et la qualité de leur interprétation le prouvent :

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