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DAWAR

PIAS

Depuis près de 40 ans et un certain enregistrement soliste pour Harmonia Mundi, ......

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Descriptif produit

Depuis près de 40 ans et un certain enregistrement soliste pour Harmonia Mundi, Djamchid Chemirani (né à Téhéran en 1942) a poursuivi son cheminement avec, à ses côtés, deux fils : Keyvan et Bijan. Chacun a fait sa culture, parcouru divers univers sonores, nourri son métier de musicien. Mais ils nont eu de cesse de revenir au grand oeuvre commun : élaborer une langue rythmique universelle. Dawâr, cest le bout du chemin : jamais encore les Chemirani navaient atteint une telle limpidité du son issu de la fusion de leurs trois frappes ; cest par la conscience jubilatoire de luvre engendré ensemble, quils rejoignent lexpérience spirituelle si présente dans la culture iranienne. Cet album inaugure une ligne éditoriale Harmonia Mundi spécifiquement consacrée aux musiques classiques du monde. Les sons des Chemirani sadressent à nous. Quelquun nous parle. Si nous écoutons pour de vrai, cultivés ou pas, nous sentirons que nous sommes interpellés. Nous sentirons quon nous parle, et même quon attend de nous une réponse. Les Chemirani parlent à tous. Ce nest pas si simple, en se servant de percussions. Outils frappeurs, les percussions peuvent nous assommer. Leurs utilisations ont pu servir des pouvoirs redoutables, des pouvoirs militaires, comme ceux des tambours-majors des Gardes françaises ou des tambours du Sultan ottoman au contraire, larticulation des sons mise en place par les Chemirani rappellent larticulation du langage parlé. On peut entendre en filigrane la scansion dune langue, et lappel à réponse.Le souffle, les brèves et les longues, les hauteurs évoluant dans un ambitus restreint, les intonations, autant déléments qui sont ceux dune langue. Le zarb est un instrument particulièrement docile : il sert merveilleusement de substitut à la langue avec des sons tour à tour clairs, doux, chuintés, frappés précis, raclés sur la peau, griffés sur le fût... Voici quon nous parle depuis une musique, mais aussi depuis une langue. Ces percussions évoquent certes un chant masqué ; mais elles évoquent aussi une langue parlée - il suffirait presque de gratter pour quelle apparaisse.Il se trouve quà Royaumont, nous avons pu suivre de façon privilégiée la gestation de cette musique-langue des Chemirani.Un geste fondateur, celui de Djamchid Chemirani : il suffit de fermer les yeux pour le revoir dans le réfectoire des moines de labbaye (2003) : il scande de sa voix grave et bien timbrée un poème de Rumi en langue persane, et tuile cette scansion avec le même rythme qui passe au zarb dès que la voix se tait : une lumineuse démonstration des liens profonds entre voix et geste percussif à travers la langue. Cest cette scansion qui a bercé Keyvan et Bijan dans leur enfance.Aujourdhui, Dawâr apparaît comme le résultat enchanteur de ce long cheminement à trois. Jamais encore les Chemirani navait atteint une telle limpidité du son issu de la fusion de leurs trois frappes ; jamais ils navaient donné à entendre leur monde sonore dans une telle fraîcheur, et provoqué un sentiment aussi fort dévidence. La scansion de Djamchid ré amorce à intervalles réguliers le jeu à trois. Tout gravite autour des zarbs, avec le daf qui introduit dans les percussions la rupture du timbre, et les cordes pincées du saz joué par Bijan et du santur joué par Keyvan qui créent par intermittences à larrière-plan un spectre sonore majestueux et rêveur. Frédéric Deval

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