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EVERYDAY

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Yaron Herman n’a jamais laissé personne indifférent. Le phénoménal pianiste à l’......

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Yaron Herman n’a jamais laissé personne indifférent. Le phénoménal pianiste à l’engagement total, qui aborde chaque concert comme une véritable performance, s’est imposé dans les esprits par l’intensité de ses prestations. Travailleur acharné, soucieux de repousser ses limites, le pianiste fait partie de ces artistes qui ne se reposent pas sur leurs lauriers ni se satisfont de proposer une musique dans la norme. Sa soif de dépassement et son ambition à dépasser les clivages de genre l’ont amené, en une douzaine d’années, à s’imposer comme l’un des instrumentistes les plus spectaculaires de la scène mondiale, et à drainer un public jeune, fidèle et nombreux, qui apprécie sa générosité. La musique, pour Yaron Herman, est une préoccupation constante, l’affaire de toute une vie, et c’est l’une des motivations que l’on peut entendre derrière le titre de son nouvel album, le premier pour le prestigieux label Blue Note : Everyday. Everyday marquera assurément une étape dans la carrière du musicien. Septième opus de sa discographie, il représente à la fois l’aboutissement d’un imposant parcours et le début d’une nouvelle direction. Sans doute est-ce dû à la manière dont l’album est né, de manière impromptue : « Au départ, je suis entré en studio pour essayer des choses, tester la matière et voir comment ce répertoire fonctionnait. Mais très vite, il s’est avéré que quelque chose de magique se produisait. On a beaucoup expérimenté, pas mal improvisé et on a eu le sensation qu’un truc spécial était en train de se passer », raconte la pianiste, encore émerveillé de l’expérience. Ce qui prend corps à ce moment-là, c’est le fruit d’une décennie d’expériences musicales nombreuses et variées, la conséquence d’une pluralité dont le pianiste ne s’est jamais caché. « J’ai senti que se synchronisaient les différentes approches que j’ai développées depuis des années », continue-t-il. Et de lister « le travail sur le répertoire classique et la recherche sonore liés à l’instrument et à la maîtrise du toucher, des nuances, et des dynamiques, comme sur la pièce de Scriabine ; le jazz dont je n’ai cessé d’approfondir la connaissance et d’assimiler la tradition ; l’approche pop qui se traduit dans ce disque par une reprise de James Blake ; le côté mélodique, l’élan lyrique, le goût que j’ai toujours eu pour la chanson… J’ai senti que tout cela s’incarnait en un tout cohérent et abouti. » Yaron Herman frappe d’autant plus fort avec Everyday, qu’il l’a entièrement conçu en cheville avec son nouvel alter ego, le batteur Ziv Ravitz, qu’il considère son « frère musical ». Contre toute attente, le pianiste ne se présente en effet ni en solo (comme il l’avait fait sur son second album, Variations, en 2005), ni en trio (format dans lequel il a déjà réalisé trois de ses disques) mais dans une configuration pas banale : seul face à un batteur. « Plus que comme un duo, je vois cette situation comme un piano solo avec batterie. En l’absence de basse, l’enjeu est, en effet, le même qu’en solo : j’ai la même liberté harmonique mais je dois arriver à créer un espace sonore complet, qui sollicite énormément ma main gauche. C’est un vrai challenge, qui est renforcé et stimulé par la présence du batteur », explique-t-il, pointant la part essentielle prise par Ziv Ravitz dans l’édification de ce « monde sonore ». « Ziv a le même esprit que moi. C’est un improvisateur de nature, la personne que je connais qui réagit le plus vite au monde ! D’une manière extrêmement étrange, on a la même sensation du temps et des structures. En réécoutant l’album, on se rendait compte qu’on tombait pile poil au même endroit sans s’être concerté. C’était dingue ! » raconte le pianiste au sujet de son partenaire, entendu au sein de différents groupes (Minsarah, Omer Klein, Shaï Maestro), issu lui aussi de la très fertile scène du jazz israélien, désormais installé à New York où il est très actif. Avec ses élans énergiques, ses cathédrales sonores, ses formats chansons aux élans pop, ses échappées lyriques, ses cache-cache rythmiques, Everyday est un album d’une rare diversité, enchaînant les moments sonores avec une étonnante facilité. Yaron Herman y opère la synthèse d’un parcours singulier, à l’ascension rapide. Le natif de Tel-Aviv qui a débuté l’étude du piano à l’âge de 16 ans, après qu’une intervention chirurgicale ait anéanti ses espoirs de carrière sportive, a suivi l’enseignement d’Opher Brayer, dont la méthode, basée sur une approche mathématique et philosophique, nourrit toujours son approche de l’improvisation. Renonçant à des études musicales à Boston pour s’installer à Paris, où il vit toujours, stimulé par l’underground du jazz de la capitale, Yaron Herman n’est pas passé inaperçu des médias et des professionnels, au point de graver son premier album à 21 ans, déjà en duo avec un batteur ! Salué au Concours de jazz de La Défense, le pianiste s’est fait remarquer en affichant un répertoire délibérément éclectique, capable de passer de Gershwin à Björk, de Gabriel Fauré à Britney Spears, des chansons populaires d’Israël aux standards de jazz. Révélant une sensibilité qui doit à l’écoute attentive de Keith Jarrett, Brad Mehldau, Lennie Tristano ou encore Paul Bley, il s’est imposé en tournant avec un trio formé avec des musiciens rencontrés à New York, le contrebassiste Matt Brewer et le batteur Gerald Cleaver, avec qui il a enregistré deux disques, dont un accueille le quatuor Ebène. Bien que se consacrant essentiellement au solo et au trio, salué par les Victoires du jazz en 2008, il a collaboré avec le saxophoniste Raphaël Imbert et donné de très nombreux concerts en duo avec le clarinettiste Michel Portal. Après une expérience en trio avec Chris Tordini et Tommy Crane (Follow the White Rabbit, 2010), il a formé son premier quartet avec le très remarqué saxophoniste Emile Parisien avec qui a réalisé l’album Alter Ego (2012). Dans sa réflexion sur le processus de création, et dans le désir de replacer la musique dans une analyse plus globale qui fait appel aux sciences comme à la philosophie, il intervient dans les prestigieuses conférences TED. En outre, en 2015, il présidera la Montreux Jazz Academy et le jury du concours international de piano organisé par le festival suisse. Everyday marque l’avènement d’un pianiste que l’on savait audacieux et puissant. Il concrétise avec brio et inventivité un monde de musique fait de surprises et d’aventures. La plus inattendue de toutes est peut-être la sublime chanson Volcano réalisée avec Valgeir Sigurdsson (producteur de Björk) autour de la voix troublante de l’Islandais Helgi Jonsson qui révèle un nouvel aspect du talent de Yaron Herman. Capable de dégager une énergie furieuse comme de laisser s’exprimer une sensibilité d’une infinie délicatesse, ce dernier déploie un éventail stylistique dans lequel on pourrait bien voir un exemple décoiffant de ce qu’est le jazz au XXIe siècle : « S’il y a une chose que je tiens à préserver, conclut-il, c’est l’essence de cette musique, qui repose avant tout sur la spontanéité, la liberté, la possibilité de prendre des risques et d’essayer. Il ne faut jamais oublier la joie que nous avons de faire une telle musique… » Ni celle que nous avons à l’écouter !

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