Vos centres commerciaux Auchan sur Aushopping.com CHOISIR UN CENTRE COMMERCIAL

QUINN TO NEW RELATIONSHIPS

LA BALEINE

Sept années ont passé depuis la parution de `The Boy Who Floated Freely', le ...

> Lire la suite


Cet article n'est pas disponible à la vente sur Aushopping.com.
Pour le mémoriser, ajoutez-le à votre liste d'envies.
Descriptif produit

Sept années ont passé depuis la parution de `The Boy Who Floated Freely', le premier album de Ramona Cordova. A l'échelle d'un DJ de house music, ça fait au moins deux existences consécutives; à l'échelle, d'un songwriter médian, c'est un sacré coup de poker pour la carrière,m ais à l'échelle de Ramona Córdova, c'est rien de moins, rien de plus que deux ou trois voyages autour du monde, un petit collier de doutes, un moment un poil prolongé de réflexion. Ces sept dernières années, notre ami de Kingman, Arizona les a passé à errer à pieds, à cheval, à bus, en voiture, en bateau, en train, en truck entre l'appart d'un camarade de label à St Ouen et une maison abandonnée dans la Nouvelle-Orléans post Katrina; à travailler torse nu sur des chalutiers de fret rongés par la rouille ou à prendre l'avion avec moins d'un euro en poche; à jouer du violon dans les rues de Banyuls-sur-Mer ou Moscou; à ramasser des tubercules aux noms rares dans des champs baignés de soleil ou tenter une nouvelle vie dans une petite maison aux d'un bois en Alaska. Ici ou tout là-bas (Mexique, Boston, Trifouillis-les-Oies-d'Arizona), il a aussi joué quelques concerts, se moquant à l'occasion de son fameux falsetto qui, dans le tourbillon d'engouement pour le neo-folk de Devendra Bahnart et de sa bande de clodos célestes, avait plus ou moins lancé sa carrière sur les audioblogs (formule vintage). Plus tristement, il s'est un peu perdu et, comme il l'a raconté ici sur scène, entre deux chansons improvisées le menton collé contre un micro, a connu ponctuellement la misère et les nuits à même le bitume, à Boston ou dans les Canaries. Pas une seconde un disque fauché, ce deuxième opus très subrepticement conceptuel (même si le seul concept avoué par l'artiste est essayer de finir un deuxième album) n'en est pas moins un vrai album à fleur de derme, un brulôt de sensualité dont les chansons existent moins par les grilles d'accord qu'elles enchaînent plus ou moins hasardeusement que par la ronde des évènements que Ramon y joue au premier plan, par la voix, par les gestes, par les étranges acrobaties sur la guitare ou le piano. Ça s'entend distinctement dans les arrangements en contrepoints du violoncelliste surdoué Gaspar Claus (In Finé) et de ses compagnons Dominique Pinto (violoncelles) et Marina Vozynuk: ici, point de tapis ou de pizzicati rincés par 50 ans depop music mais une mousse d'événements plus ou moins classiques, plus ou moins sensés qui doivent autant à la baroque pop de The Left Banke et The Zombies qu'à la musique improvisée la plus aride mais qui arrangent su rtout idéalement le torrent de sentiments contradictoires et jusque-là inexplorés dans la pop music des chansons.

En visitant ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de vous proposer des services et des offres adaptés à vos préférences.  En savoir plus fermer