Vos centres commerciaux Auchan sur Aushopping.com CHOISIR UN CENTRE COMMERCIAL

SYMPHONIE N°2 - SCARLATTIANA

PIAS

Aaaah, enfin un CD d'oeuvres rares de grands compositeurs, hélas bien trop né...

> Lire la suite


Cet article n'est pas disponible à la vente sur Aushopping.com.
Pour le mémoriser, ajoutez-le à votre liste d'envies.
Descriptif produit

Aaaah, enfin un CD d'oeuvres rares de grands compositeurs, hélas bien trop négligés - à telle enseigne que c'est, pour la Seconde de Casella, la première discographique mondiale, aussi incroyable que cela puisse paraître. C'est que l'on ne semble pas pardonner à des musiciens italiens du début du XXe d'écrire autre chose que des opéras sirupeux ou pleurnichards (mon avis personnel... par ici les quolibets et les tomates pourries !). Casella fait partie de ces résistants à la tyrannie lyrique ; Martucci - un autre grand résistant - avait conseillé au jeune musicien de poursuivre son apprentissage au Conservatoire de Paris plutôt qu'en Italie. Il y côtoiera des condisciples de la trempe de Ravel et d'Enescu dans la classe de Fauré, mais ses influences ne se limiteront jamais à la seule sphère française. A l'écoute de sa Seconde symphonie, on y décèle clairement le courant russe, et - chose plus rare - la griffe de Mahler, un compositeur alors totalement ignoré en France. Lorsque Mahler rencontra son jeune collègue à Paris en 1909, il fut surpris de voir que Casella connaissait par coeur ses symphonies ; et c'est d'ailleurs grâce aux efforts de ce dernier que Mahler put donner à Paris sa Seconde symphonie le 17 avril 1910 : pour la première et unique fois dans la capitale française, apparaissait comme chef et compositeur. Six jours plus tard, Casella crée sa propre Seconde à la Salle Gaveau ; sans doute le parallèle entre Mahler et Casella n'est-il pas difficile à établir, mais il ne faut pas exagérer la filiation. Casella déroule ici un tapis sonore extravagant de textures orchestrales, d'explosions délirantes, de digressions passionnées, d'ostinatos trépidants, dans une écriture tout à fait personnelle, bel et bien italienne - la tarentelle formant le second mouvement en est le meilleur exemple, même si ces tarentelles-là procèdent plutôt de la Guerre des Mondes ! Le mouvement lent épouse souvent les formes lyriques à l'italienne, avec leurs longues phrases et leurs sanglots chromatiques. L'aimable lecteur l'aura compris, voilà une oeuvre à découvrir de toute urgence, en espérant que les orchestres français voudront bien se creuser un peu plus le cortex en la programmant au répertoire. Beaucoup plus aimable, Scarlattiana de 1926 est un exemple typique de néoclassicisme dans la lignée de la Boutique fantasque de Respighi d'après des thèmes de Rossini, ou naturellement de Pulcinella de Stravinski d'après un pseudo-Pergolesi. Loin de la parodie stravinskienne, Casella cherche un parfum nouveau à cette musique vieille de deux siècles ; Scarlatti en est totalement transfiguré, à peine reconnaissable, d'autant que le compositeur modifie les harmonies, les dissonances, les voix intermédiaires, et rajoute un piano solo à la partition orchestrale. Il ne s'agit donc en rien d'une simple orchestration, mais bien d'une réécriture d'après des matériaux anciens. A découvrir aussi, sans tarder. Abeille Musique 2010

En visitant ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de vous proposer des services et des offres adaptés à vos préférences.  En savoir plus fermer