Pop et rock - JACKSON C. FRANK par CULTURA
Vos centres commerciaux Auchan sur Aushopping.com CHOISIR UN CENTRE COMMERCIAL

JACKSON C. FRANK

DIFFER-ANT

ATTENTION DISQUE CULTE :Depuis 1965, les chansons de Jackson C. Frank se ...

> Lire la suite


Pour le mémoriser, ajoutez-le à votre liste d'envies.
Descriptif produit

ATTENTION DISQUE CULTE :Depuis 1965, les chansons de Jackson C. Frank se transmettent tels de précieux secrets. Des admirateurs comme Simon & Garfunkel ont repris les pépites neurasthéniques de son unique album, Blues Run the Game, perpétuant le mythe du plus célèbre des chanteurs folk inconnus, capable d'émouvoir jusqu'aux robots de Daft Punk qui, en 2006, utilisèrent le titre Dialogue (I want to be alone), dans la bande originale de leur long-métrage, Electroma.Impressionné par les chansons de Frank, Paul Simon lui offre de produire un album à ses frais.Tout en sombres dentelles, les chansons de Blues Run the Game rencontrent à leur sortie, en 1965, un accueil enthousiaste. Le disque est diffusé par John Peel, jeune DJ underground de la BBC. Plusieurs de ses bijoux dépressifs deviennent des standards du répertoire folk. Simon & Garfunkel gravent une magnifique version de Blues Run The Game. Son amie Sandy Denny enregistre plusieurs de ses chansons. Nick Drake, figure culte de la mélancolie musicale, se fait la main en reprenant ses refrains. Cet album en restera l'unique épisode discographique, précédant une longue descente aux enfers.Car, lorsque vient le moment de réfléchir à une suite, le jeune homme se paralyse devant la page blanche. Après un train de vie flamboyant, ses ressources pécuniaires ont aussi fini par s'évaporer. Il part se ressourcer aux Etats-Unis, déménage à Woodstock, qui n'a pas encore donné son nom a un festival mythique, puis retourne en Grande-Bretagne où il rate son come-back dans une patrie désormais vouée au rock.De retour à Woodstock, son mariage avec un ancien mannequin se désagrège, alors que leur fils meurt en bas âge d'une fibrose kystique. Brisé, le chanteur plonge dans une dépression sans fin. D'institutions psychiatriques en foyers d'accueil, assommé de médicaments, Jackson C. Frank dérive jusqu'à New York, où il survit en vagabond pendant près de vingt ans. Miraculeusement retrouvé, au début des années 1990, par un jeune fan, Jim Abbott, Jackson se fait soigner et trouve un logement grâce à cet ange gardien.Abbott se souvenait de la première visite rendue à Frank, dont il n'avait rien vu d'autre qu'une image datant des années 1960 : C'était comme rencontrer l'homme-éléphant ! Le svelte folksinger est devenu un clochard obèse.C'était si triste. Tout ce qu'il possédait était une vieille valise et des lunettes cassées. Le destin s'acharnera une fois de plus sur Jackson quand, à l'extérieur de l'asile où il résidait, il se fait tirer dessus par une bande de jeunes gens et perd l'oeil gauche. Pourtant, avec l'aide d'Abbott, qui parvient a lui obtenir des droits d'auteur sur son seul album, réédité dans les années 1970 (avec quelques très belles chansons inédites, datant des années 1975), le chanteur repart s'installer a Woodstock. Il y passera quelques années moins misérables, rejouant parfois dans des clubs de la ville, avant que son coeur ne se brise définitivement, le 3 mars 1999, le lendemain de son 56e anniversaire. A jamais asservi par le blues. Stephane Davet Journaliste au Monde

En visitant ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de vous proposer des services et des offres adaptés à vos préférences.  En savoir plus fermer